Click and collect en restaurant : mettre en place la vente à emporter commandée en ligne
Mis à jour le · 7 min de lecture
Le click and collect, c’est simple pour le client : il commande sur son téléphone, il paie, il passe récupérer son sac à l’heure prévue. Pour toi, c’est moins de file au comptoir, moins d’appels pendant le rush et des commandes mieux étalées. À condition de bien le préparer.
Pourquoi le click and collect marche en fast-food
En restauration rapide, une bonne partie des clients repartent avec leur commande. Beaucoup n’ont qu’une envie : ne pas attendre debout. Commander à l’avance règle ce problème. Le client arrive, son sac est prêt, il repart.
Pour toi, chaque commande en ligne est une commande que personne n’a eu à noter. Pas de sauce mal entendue au téléphone, pas de file qui décourage les clients qui passent devant la vitrine. Et le client a le temps de regarder la carte, les photos et les suppléments, ce qui aide souvent le panier moyen.
Ce qu’il te faut pour démarrer
- Une page de commande en ligne avec ta carte à jour : prix TTC, options, suppléments, allergènes et ruptures.
- Un paiement en ligne sécurisé, ou au minimum la possibilité de payer au retrait.
- Un moyen de recevoir les commandes en cuisine sans ressaisie : écran cuisine ou impression automatique.
- Tes horaires d’ouverture, tes jours de fermeture et un délai de préparation réaliste.
- Un endroit de retrait clair dans le restaurant, pour que le client ne fasse pas la queue avec les autres.
Le retrait par créneau : la clé pour tenir le rush
Le vrai risque du click and collect, c’est que toutes les commandes tombent à 12 h 30. La solution, c’est le retrait programmé par créneau : le client choisit l’heure à laquelle il passe, par tranches de 10 ou 15 minutes par exemple, et tu fixes combien de commandes ta cuisine peut sortir par créneau.
Quand un créneau est plein, le client choisit le suivant. Ta cuisine travaille à son rythme maximum sans déborder, et le client sait exactement quand venir. Commence prudemment avec une limite basse, puis augmente-la si l’équipe suit.
Paiement en ligne ou au retrait ?
Le paiement en ligne évite les commandes fantômes (le client qui commande et ne vient jamais) et accélère le retrait : il n’y a plus rien à encaisser. Le paiement au comptoir rassure certains clients et permet les espèces et les titres-restaurant papier. Beaucoup de restaurants proposent les deux, ou réservent le paiement au retrait aux habitués.
Si tu encaisses aussi au comptoir, pense que toutes tes ventes doivent se retrouver dans un système de caisse conforme. Le plus simple est que commandes en ligne et ventes au comptoir passent par le même outil.
Les règles de la vente en ligne à respecter
Vendre en ligne, même des repas à emporter, impose quelques règles du commerce à distance :
- Le prix doit être connu avant la commande, toutes taxes comprises.
- Le client doit voir un récapitulatif et pouvoir corriger sa commande avant de valider.
- Le bouton final doit indiquer clairement que la commande engage à payer, par exemple « Commande avec obligation de paiement » ou une formule équivalente.
- Tu dois confirmer la commande par voie électronique, sans délai injustifié : un e-mail de confirmation suffit.
- Tes mentions légales et tes conditions de vente doivent être accessibles, avec la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation.
Et le droit de rétractation ?
En principe, un client qui achète en ligne a 14 jours pour se rétracter. Mais la loi prévoit des exceptions, notamment pour les produits qui se périment rapidement, comme les produits alimentaires, et pour les prestations de restauration fournies à une date déterminée. Un repas commandé pour un créneau précis entre donc en principe dans ces exceptions. Fais quand même relire tes conditions de vente par un professionnel.
Le faire savoir à tes clients
- Un QR code au comptoir et sur les sacs : « Commande en ligne, zéro attente ».
- Le lien de commande sur ta fiche Google, ton Instagram et ton site.
- Un mot de l’équipe aux clients qui attendent pendant le rush : c’est le meilleur moment pour les convaincre.
- Un petit avantage pour la première commande en ligne, si ta marge le permet.
Les erreurs à éviter
- Un délai de préparation trop optimiste : mieux vaut annoncer 20 minutes et livrer en 15 que l’inverse.
- Une carte en ligne qui n’est pas à jour : un produit en rupture commandé, c’est un client déçu.
- Aucun moyen de couper les commandes quand la cuisine est débordée.
- Un point de retrait mal indiqué, où le client finit par faire la queue quand même.
Questions fréquentes
Quelle différence entre click and collect et vente à emporter ?
La vente à emporter, c’est le client qui repart avec sa commande. Le click and collect, c’est la vente à emporter commandée (et souvent payée) en ligne à l’avance, puis récupérée au restaurant.
Faut-il obligatoirement faire payer en ligne ?
Non. Tu peux proposer le paiement au retrait. Le paiement en ligne limite simplement les commandes non récupérées et accélère le passage au comptoir.
Le client peut-il annuler sa commande en invoquant le délai de rétractation ?
En principe non : les produits alimentaires rapidement périssables et la restauration fournie à une date déterminée font partie des exceptions au droit de rétractation. Indique clairement ta politique d’annulation dans tes conditions de vente.
Combien de commandes accepter par créneau ?
Ça dépend de ta cuisine et de ton équipe. Commence bas, observe un ou deux services, puis ajuste. L’objectif est de ne jamais faire attendre un client qui arrive à l’heure.
Quel taux de TVA pour une commande en click and collect ?
Les mêmes règles que la vente à emporter : 10 % pour les plats à manger tout de suite, 5,5 % en général pour une boisson sans alcool en contenant fermé, 20 % pour l’alcool.
Sources officielles
- Faire du commerce en ligne : règles à respecter (service-public)
- Affichage des prix : règles à respecter (service-public)
- Taux de TVA sur les produits alimentaires et les boissons (service-public)
Cet article donne des informations générales. Pour ta situation précise, vérifie avec ton expert-comptable ou l’administration.